Se reconvertir dans les métiers animaliers

Prometteurs et enrichissants, les métiers animaliers séduisent de nombreuses personnes en réorientation professionnelle. Avec près de 63 millions d’animaux de compagnie présents en France, ce milieu offre maints débouchés. Les structures dédiées au bien-être des animaux ne cessent en effet de croître. Les passionnés des vertébrés peuvent ainsi aisément gagner leur vie en exerçant dans ce domaine. Retrouvez toutes les informations nécessaires pour se lancer dans ce secteur. 

Métiers animaux

Les métiers animaliers en bref

La sphère animalière a connu un véritable essor ces dix dernières années. D’ailleurs, le nombre de structures qui s’y consacrent a explosé depuis 2010. Les propriétaires, de plus en plus exigeants, recherchent en permanence des compétences pour dorloter leurs compères. 

Outre le métier traditionnel de vétérinaire, un large parcours existe. Cette industrie accueille une pléiade de fonctions. Toiletteur, commercial, éducateur, ostéopathe ou comportementaliste, les options d’orientation ne manquent pas. Par ailleurs, la diversité des espèces auprès desquelles les passionnés peuvent exercer leur activité est infinie. Toutefois, le domaine équestre a le vent en poupe. Cela laisse de belles perspectives aux intéressés. 

Ces fonctions se déclinent en trois catégories : 

  • Les métiers de l’élevage et du dressage ;
  • Les professions du soin et de la protection ;
  • Les activités de la vente et du conseil. 

La professionnalisation se généralise, bien que certaines filières restent ouvertes pour les profils non diplômés.

Les qualités nécessaires

La passion pour les animaux se présente comme une qualité indispensable pour prospérer dans ce milieu. Pour les plus réputés, l’exercice du métier résulte généralement d’une aspiration de jeunesse. Cette appétence vous confère patience et aisance en présence des félins, volatiles ou chevaux. Elle apparaît également cruciale pour assumer le volume de travail souvent important des professionnels. En effet, plusieurs secteurs se retrouvent exposés aux gardes du week-end et aux heures supplémentaires. 

Cependant, bien qu’elle se révèle essentielle, la passion ne fait pas tout ! Ces métiers ne tolèrent aucune forme d’allergie. Ils réclament de bonnes conditions physiques, une réactivité hors pair, une grande rigueur et un sens aigu de la communication. 

Autre aptitude déterminante : une compréhension avérée de l’anatomie et la psychologie animale. Une maîtrise de la législation et technique de vente est aussi de mise, sans oublier des connaissances en secrétariat. 

Quelle formation pour travailler dans le secteur animalier ? 

Ce pôle tend à se professionnaliser. Il obéit à une réglementation de plus en plus pointue. Ainsi, son exercice nécessite le suivi de stages, voire l’obtention de titres particuliers. Ceux-ci couvrent de multiples branches. Ils concernent tous les niveaux, en allant du CAP au bac+5. 

Ainsi, pour attirer la grâce des recruteurs, un bac pro, un CAP ou un BEP est apprécié. Une multitude d’établissements offrent également des cours à distance. Ils abordent la santé animale, l’élevage et les services annexes. D’autres orientations existent en fonction de votre choix de parcours. 

Cependant, certaines filières réclament des formations spécifiques. Le métier de vétérinaire, par exemple, exige l’obtention d’un diplôme d’État de docteur, acquis au bout de 7 ans d’apprentissage. Les fonctions d’éducateur et de comportementaliste requièrent un brevet professionnel, à l’issue d’un cursus de 1 à 2 ans. 

Sachez que les agréments délivrés par certaines structures ne sont pas officiellement reconnus. Prenez donc un soin particulier à choisir votre centre de formation. 

Carrière et opportunités d’évolution

Dans un secteur en pleine expansion comme l’animalerie, les opportunités de carrière ne manquent pas. Les structures à la recherche de compétence sont nombreuses. Cliniques vétérinaires, fermes, zoo, réserve naturelle ou salon de toilettage, mettez à profit votre savoir-faire dans différents établissements. 

Toutefois, les perspectives d’évolution varient en fonction de votre spécialité. Tandis que certains postes se prêtent à de multiples promesses de promotion, la situation est tout autre pour quelques domaines. De ce fait, en tant qu’éducateur ou comportementaliste, vous pouvez devenir éleveur ou dresseur. Les soigneurs, eux, se hissent volontiers au rang de chef animalier ou assistant-vétérinaire. 

Pour les toiletteurs ou assimilés, leur progression consiste surtout à se mettre à leur propre compte. D’autres experts du domaine préfèrent se spécialiser dans une espèce déterminée. 

Les salaires envisageables

Puisqu’une pléthore de métiers existe dans le domaine animalier, les salaires sont fortement variés. Quoi qu’il en soit, s’orienter dans ce champ implique d’encaisser un revenu de 1 500 euros brut au démarrage. Ensuite, votre rémunération croît avec votre expérience et la réputation que vous vous forgez. Au bout de 5 ans de pratique, par exemple, le soigneur perçoit jusqu’à 2 000 euros. 

Certains domaines permettent de bénéficier d’une haute rétribution dès le départ. Ainsi, le vétérinaire débutant empoche en moyenne 2 250 euros. La paie de l’éleveur, elle, varie selon sa renommée, la taille de son centre et les espèces qu’il accueille. 

Dans tous les cas, les professions animalières peuvent rapporter, en fin de carrière, 6 000 euros par mois. 

Les principaux métiers animaliers

Découvrez les fiches métiers du secteur

Assistant vétérinaire