Se reconvertir dans les métiers du droit

L’attrait des étudiants pour les métiers du droit ne faiblit pas. Tous les ans, ils sont plus de 30 000 étudiants à se tourner vers ce secteur. On compte actuellement plus de 150 000 professionnels dans le domaine. Néanmoins, à défaut d’études supérieures, il est souvent difficile d’intégrer ce milieu. Comment réussir alors sa reconversion professionnelle ?

Métiers du droit

Les différents métiers du droit

Le secteur du droit recrute et dénombre de nombreux métiers nécessitant en permanence du personnel qualifié. Les métiers les plus connus sont ceux recensés dans la fonction publique. On peut citer, entre autres, les magistrats, les greffiers, les notaires et les juges.

Les auxiliaires de justice comme les avocats, les huissiers et les commissaires-priseurs occupent aussi une place importante du secteur.

Dans les entreprises, les postes ne manquent pas pour les juristes. Selon l’activité de l’organisme employeur, ces derniers peuvent se spécialiser dans l’immobilier, la fiscalité ou l’assurance. Certains sont experts en droit en rapport avec les ressources humaines, le sport ou la cybercriminalité.

D’autres métiers peuvent aussi être considérés comme en relation indirecte avec le droit. On retrouve notamment l’enseignement, la consultance ou le journalisme.

Les qualités nécessaires

Dans le secteur du droit, le volume du travail est souvent important. Ainsi, les aspirants à ce métier doivent être passionnés, autonomes, méthodiques et organisés. De même, faire preuve d’un grand équilibre psychologique ainsi qu’une excellente mémoire fait partie des qualités requises dans ce métier. En effet, ils doivent souvent affronter des dossiers difficiles.

Toujours en relation avec le public, les juristes doivent être capables d’écouter, d’expliquer et d’agencer leur raisonnement. Des qualités indispensables étant donné qu’ils sont souvent amenés à argumenter et convaincre leur interlocuteur. 

Les métiers du droit visent à faire régner la justice. L’impartialité est alors nécessaire.

Les textes de loi varient selon le contexte politique et économique d’un pays. Les aspirants à ce secteur doivent s’informer régulièrement des dernières mises à jour. Par ailleurs, avoir un grand sens du travail, de la ténacité et de la rigueur est capital.

Un bon juriste doit aussi avoir une grande capacité rédactionnelle. En effet, c’est souvent à travers ses écrits qu’il explique et convainc. Pour pouvoir développer cette compétence, la passion pour la lecture doit aussi être de mise.

Quelle formation pour travailler dans les métiers du droit ?

Le secteur du droit exige des personnels qualifiés. Un diplôme est alors nécessaire pour une reconversion dans ce métier.

Pour une formation courte, le DUT Carrière Juridique est disponible. Ce diplôme correspond à un niveau bac+2. Il permet d’accéder aux métiers de secrétaire juridique, négociateur immobilier, courtier, administrateur de biens et ses équivalents.

La licence en droit est un autre diplôme exigé pour certaines postes. Il permet aux étudiants d’obtenir les connaissances de base. Il donne la possibilité d’occuper des métiers comme secrétaire juridique, notaire, huissier ou aide juridique.

Les Master (I) et (II) permettent d’accéder à des emplois cadre dans le milieu du droit. Ce cursus offre la possibilité de se spécialiser dans une branche déterminée. Les postes ouverts à ces diplômes sont, entre autres, les magistrats, les juges, les professeurs en droit ou les avocats.

Le doctorat est aussi ouvert aux professionnels du droit. Ces derniers peuvent prétendre à des postes d’enseignants-chercheurs dans une faculté de droit.

Pour une formation continue, des programmes professionnels, sanctionnés par des certificats sont aussi disponibles dans le secteur du droit. Elles permettent d’obtenir des compétences spécifiques.

Carrière et opportunités d’évolution

L’évolution de carrière dans le milieu du droit existe bien qu’elle soit difficile. Dans le secteur privé, les postes de direction dans les entreprises sont peu nombreux. L’évolution de carrière se fait souvent par un reclassement professionnel qui s’obtient à l’issue d’une spécialisation. En outre, un juriste en entreprise peut demander à devenir avocat après 8 années d’expérience. Il lui est possible de passer un concours pour accéder à la magistrature.

Pour les professions libérales comme les avocats, notaires ou huissiers, elles peuvent créer leur propre cabinet.

Dans la fonction publique, l’évolution professionnelle se traduit par l’affectation d’un poste à un autre renforçant ainsi l’expérience au fil des années. Des postes occupés peuvent servir de référence à la demande d’un futur emploi au sein du ministère de la Justice.

Les salaires envisageables

Le salaire dans les métiers du droit varie selon le poste occupé, l’expérience, le niveau d’études et le secteur choisi.

Dans le privé ou libéral, les juristes perçoivent en moyenne entre 2 750 et 7 500 euros par mois. Un juriste des affaires gagne, par exemple, 4 792 euros, 4 800 euros pour un avocat. Un responsable juridique peut recevoir jusqu’à 5 100 euros mensuel.

Dans le public, la rémunération varie entre 1 818 et 7 076 euros par mois, soit, un salaire moyen de 4 447 euros.

Les principaux métiers du droit

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