Se reconvertir dans les métiers du paramédical

Avec des demandes toujours grandissantes en personnel, le secteur paramédical regroupe maints intervenants. Il offre de réelles perspectives de carrière aux intéressés, dont les compétences sont de plus en plus recherchées. Le vieillissement de la population et les exigences accrues quant à la qualité des soins en constituent les principales raisons. Cette branche apparaît ainsi comme une alternative séduisante pour une reconversion professionnelle.

Métiers du paramédical

Que sont les métiers du paramédical

Cette filière sollicite constamment de nouveaux talents, aussi bien dans le secteur public que privé. Contrairement aux médecins, les opérateurs paramédicaux ne sont pas autorisés à prescrire un traitement médicamenteux. Leurs missions consistent à fournir des services de diagnostic, de conseil, d’accompagnement, de soin et de prévention sanitaire.

La profession regroupe les infirmiers, kinésithérapeutes, prothésistes dentaires, et podologues. Autant dire, les métiers ne manquent pas : on en répertorie près d’une vingtaine. D’ailleurs, en France, la filière compte plus d’un million de praticiens : un nombre en constante croissance depuis 2010. 

Les activités du pôle se déclinent en différentes catégories. D’un côté, les fonctions relatives au soin comprennent les infirmiers, les aide-soignants et les auxiliaires de puériculture. D’un autre, les métiers de la rééducation couvrent les diététiciens, orthoptistes, orthophonistes, ergothérapeutes et podologues. 

Le secteur de l’appareillage regroupe les prothésistes et opticiens. Quant aux postes médicotechniques, ils rassemblent les ambulanciers, manipulateurs en électroradiologie et les techniciens en analyses biomédicales. 

Les qualités nécessaires

Si les critères d’intégration à la profession sont variés, ils comportent un point commun : l’attrait pour le contact humain. En effet, le paramédical est amené à établir des relations directes avec ses patients. De ce fait, il doit faire preuve d’empathie, de compassion, et de compréhension. Au surplus, ce spécialiste doit jouir d’un sens prononcé de l’altruisme. 

En outre, pour s’épanouir dans ce métier, bénéficier d’une grande force physique constitue un atout essentiel. En effet, les conditions de travail s’avèrent parfois compliquées. Entre les interventions de nuit et les heures supplémentaires, il est également préférable de posséder un mental de fer. 

Par ailleurs, les fonctions liées à la santé demandent de la précision sans faille. Disposer de rigueur et de méthode apparaît alors comme primordial. 

Quelle formation pour accéder au secteur paramédical ? 

Les métiers paramédicaux sont soumis à une réglementation exigeante. L’obtention d’un titre ou diplôme d’État se présente donc comme une condition obligatoire à l’exercice des postes. Pour y parvenir, une formation de 3 à 5 ans dans des institutions publiques, universités ou IUT s’impose. Dans la plupart des cas, l’accès au cursus est organisé sur concours. Les emplois d’aide-soignant, d’assistant social et d’éducateur spécialisé requièrent notamment un agrément officiel. 

Néanmoins, des formations sont dispensées pour tous les niveaux. Pour ceux qui ne disposent pas de bac, des formations d’assistant dentaire et d’ambulanciers sont ouvertes. Aussi, certaines fonctions, comme technicien de laboratoire, n’exigent pas de grandes études. Toutefois, un certificat de capacité demeure de rigueur. 

Un bac professionnel est requis pour les secrétaires médicaux, opticiens-lunetiers et prothésistes dentaires. Les spécialistes de l’appareillage doivent détenir un BTS ou un DUT. Les autres métiers, en revanche, réclament tous un diplôme d’État. 

Carrière et opportunités d’évolution

Avec la pénurie de personnel, les possibilités de carrière sont nombreuses. À l’issue de vos stages, diverses structures peuvent vous accueillir. Des cabinets privés aux hôpitaux publics, en passant par les établissements associatifs, le choix vous appartient. Ce secteur recrute en permanence. Les risques de chômage se révèlent donc quasi nuls. 

De plus, l’apparition de nouveaux métiers laisse de belles perspectives. Ceux-ci résultent du recours de plus en plus récurrent aux soins à domicile. Ainsi, des fonctions comme coordinateurs ou responsables de service ont vu le jour. 

Cette sphère offre de multiples opportunités d’évolution en fonction du domaine de prédilection de chacun. Elles consistent généralement à monter dans la hiérarchie. Un aide-soignant se mue en infirmier, qui devient à son tour anesthésiste. De même, les rééducateurs peuvent se hisser au rang de cadre de santé. Cette progression résulte d’une formation continue et des spécialisations dans la profession. 

Les salaires envisageables

Quelle que soit la nature de sa profession, le salaire du débutant avoisine 1 500 euros par mois. Toutefois, plusieurs variantes interviennent pour justifier une différence de rémunération dans le corps paramédical. Ainsi, les horaires de travail, le type de contrat souscrit et la structure intégrée influent sur la paie. En principe, le montant empoché est moins important dans les hôpitaux publics que les agences privées. La région dans laquelle se situe l’établissement peut également impacter le niveau de revenu.

Cette rétribution s’améliore avec l’ancienneté des employés. Plus vous gravissez les échelons, plus votre rémunération est élevée. Cependant, de manière générale, elle plafonne autour de 2 200 et 2 700 euros. Les indemnités pour les services du week-end et de nuit peuvent augmenter cette paie. 

Les principaux métiers du paramédical

Découvrez les fiches métiers du secteur

Orthophoniste

Sage femme

Kinésithérapeute

Audioprothésiste

Orthoptiste

Ostéopathe