Se reconvertir dans les métiers scientifiques 

Les métiers scientifiques sont composés de multiples secteurs répartis dans différents domaines. Ainsi, ils offrent de nombreuses opportunités professionnelles pour les jeunes diplômés, mais la reconversion est aussi possible. Du technicien scientifique à l’astronaute, en passant par un chercheur, vous aurez l’embarras de choix. Suivez ce guide pour vous faire une idée du métier et réussir votre reconversion professionnelle.

Métiers sciences

Les métiers scientifiques, l’essentiel

Les métiers scientifiques sont variés et comprennent d’innombrables spécialités. Il est possible de les classer en cinq catégories, à savoir :

  • La biologie, englobant le chercheur en biologie, bio-informaticien, biologiste en environnement, généticien, technicien de laboratoire et le zoologiste… ;
  • La chimie et Biochimie, groupant le biochimiste, chercheur, ingénieur chimiste, ingénieur plasturgiste, biochimiste clinique et le formulateur ;
  • La science de la Terre, assemblant le géologue, agronome, climatologiste, géographe… ;
  • Les mathématiques, réunissant le mathématicien, statisticien, actuaire… ;
  • La physique et l’astronomie, associant l’astronome, astrophysicien, physicien, acousticien, expert en radio-physique médicale, ingénieur en physique, etc.

Il existe également des métiers qui ne figurent pas dans ces catégories. On cite, entre autres, le cartographe, le journaliste scientifique, le technicien de police scientifique, l’aromaticien, l’ingénieur en énergie renouvelable et l’animateur scientifique.

Les qualités nécessaires

La soif de la connaissance, le goût de l’exploration et le besoin de se moderniser sont trois traits définissant la personnalité d’un scientifique. Ce sont des caractères essentiels pour les aider à s’intéresser à la science, garder l’enthousiasme et la rigueur, et rester curieux. Le sens de l’imagination et de l’observation, ainsi que la capacité à collaborer en équipe sont aussi des qualités utiles dans leur travail.

Le travail des scientifiques demande généralement une collaboration constante. Ainsi, les professionnels dans ce domaine doivent savoir communiquer et être en concert avec toutes les catégories de personnes. En accomplissant leur travail de longue haleine, il faut qu’ils fassent preuve d’humilité et de beaucoup de persévérance.

Certains métiers dans ce secteur comme le médiateur scientifique exigent quelques qualités en plus. On cite, entre autres, la capacité à concevoir et gérer des projets, sans compter l’aptitude à concevoir des supports pédagogiques. La mobilité et la prédisposition à s’adapter à toutes éventualités sont indispensables dans ce type de métier.

Quelle formation pour travailler dans le secteur scientifique ?

L’adhésion aux métiers scientifiques se fait généralement par l’inscription à des établissements dédiés. En effet, les formations post-bac pour cette filière se reposent sur le système LMD (Licence-Master-Doctorat). Ainsi, il existe trois niveaux dans les études supérieures scientifiques, à savoir le Bac+2, Bac+3, et Bac+5 et Bac+8. Pour une reconversion professionnelle en revanche, des programmes courts comme le BTS ou le DUT sont néanmoins disponibles.

Le Bac S constitue le diplôme de base préparant au mieux les métiers scientifiques. Il est la meilleure clé ouvrant les portes des grandes écoles et universités scientifiques. Cependant, il existe également les concours pour accéder aux écoles spécialisées d’ingénieurs telles que la Polytechnique et Mines.

Il est à noter que le cursus le plus long est celui de l’astronomie qui compte 11 ans au total.

Carrière et opportunités d’évolution

Selon les statistiques, 95 % des étudiants estiment que la filière scientifique mène à des métiers intéressants et épanouissants. Les scientifiques ont la possibilité de travailler dans des établissements de recherche et d’analyse privés ou publics. Ils peuvent également évoluer au sein des entreprises en occupant diverses fonctions. Celles-ci vont de la production jusqu’à la commercialisation d’un produit.

Après plusieurs années de carrière, une évolution verticale ou horizontale est envisageable. Un chercheur peut par exemple prétendre à un poste de directeur d’études. Par ailleurs, conjointement à l’exercice de son activité, il lui est possible d’enseigner ou d’écrire des revues scientifiques.

Les salaires envisageables

Dans un secteur vaste comme celui des scientifiques, les salaires sont très variés. Ils dépendent de l’ancienneté, des responsabilités, du diplôme et des postes. Pour avoir une idée de la rémunération appliquée, en voici quelques exemples. Pour :

  • Un chargé de mission scientifique, le salaire brut annuel est de l’ordre de 37 000 à 40 000 euros. Il évolue en fonction des compétences et de l’expérience ;
  • Un consultant scientifique en financement de l’innovation gagne 35 000 à 45 000 euros par an ;
  • Un conseiller scientifique reçoit 30 000 à 40 000 euros ; 
  • Un attaché scientifique – mission laboratoire pharmaceutique bénéficie d’un salaire de 25 000 euros par an ;
  • Un chargé de recrutement scientifique en CDI est rémunéré à 22 000 à 24 000 euros selon son expérience.

En outre, un chercheur scientifique peut gagner entre 48 000 et 81 600 euros brut par an. . Pour un débutant en ingénierie, il est entre 33 000 à 38 000 euros par an.

Les principaux métiers scientifiques 

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